
Le jour se levait tranquillement, teintant de rose la rivière qui,
lentement, continuait sa course infinie. Sur les brins
d’herbe fraîchement taillés se perdaient quelques gouttes de
rosée. Les pétales encore humides se laissaient caressés par les
minces et chauds rayons qui perçaient la nuit. En une rigole salée,
des larmes rejoignaient le sol, roulant sur les joues pâles
d’une jeune femme blonde.
Ses mains semblaient tenir entre elles toutes la douleur et le
chagrin du monde comme elles se crispaient et se détendaient. Le
noir tissu contrastait avec la quiétude du paysage. Même les
oiseaux n’osaient pousser leur chant habituel, peut-être
était-ce par respect. Ou peut-être tout simplement que les sanglots
silencieux enterraient tout autre son.

Se penchant lentement, comme si sa tête se refusait à un tel
acte, Stella observa pour une énième fois les mots gravés sur la
pierre. Elle l’avait cru invincible. Stupide, mais
invincible. Indestructible. Imperméable. Même si elle le savait
malade, elle s’était refusé à le voir dépérir.
Cette lumière dans ses yeux, n’était-ce pas une preuve de
santé ? Et ce sourire, bien que fragile, ne le prouvait-il pas
?
Elle s’était fermée aux signes, elle continuait de prêcher la
bonne santé de Guillaume. Jusqu’à ce qu’un matin,
l’un des derniers muscles de son frère cesse de
fonctionner.

Se penchant lentement, comme si sa tête se refusait à un tel
acte, Stella observa pour une énième fois les mots gravés sur la
pierre. Elle l’avait cru invincible. Stupide, mais
invincible. Indestructible. Imperméable. Même si elle le savait
malade, elle s’était refusé à le voir dépérir.
Cette lumière dans ses yeux, n’était-ce pas une preuve de
santé ? Et ce sourire, bien que fragile, ne le prouvait-il pas
?
Elle s’était fermée aux signes, elle continuait de prêcher la
bonne santé de Guillaume. Jusqu’à ce qu’un matin,
l’un des derniers muscles de son frère cesse de fonctionner.
C’était le printemps, le début de la plus longue journée de
l’année, comme aujourd’hui. Et ce qu’elle leur
fut longue et pénible, à Édith et elle.
Une lumière s’était éteinte, les avait plongées dans un
énorme trou noir. C’était trois ans auparavant. Et encore
aujourd’hui, alors qu’elle se tenait sur les restes de
son frère, elle en avait contre son cœur à elle qui battait,
et battait, et battait, encore et encore… Pourquoi était-ce
si injuste ?
Elle avait une famille. Elle avait sa mère. Un emploi. Une
maison.
Stella aurait dû être heureuse. Et elle l’était. Mais une
partie d’elle, peut-être son enfance, se torturait jour et
nuit sans s’apaiser à chaque printemps.

« Stella, tu ne m’as pas attendue ! s’éleva une
voix chevrotante.
- J’avais besoin d’être un peu seule avec lui. Ils ne
sont pas avec toi ? demanda-t-elle en regardant autour, sachant
pourtant qu’ils n’arrivaient jamais aussi tôt.
- Non, j’avais besoin d’un peu de temps seule avec mes
enfants. Voir son nom au sol me chagrine tellement, Stella. Une
mère ne devrait jamais survivre à ses enfants. J’aurais tout
donné pour échanger nos corps, si tu savais ! Ne me quitte
pas, ma chérie, je t’aime tellement !
- Je le sais, maman. Ne t’inquiètes pas »

Le soleil avait maintenant perdu ses reflets d’or, le moment
était passé et la mère et la fille se permirent quelques larmes
supplémentaires qu’elles séchèrent aussitôt. Leur étreinte
annuelle auprès de Guillaume avait quelque chose de sacré : ce
moment leur apportait une certaine paix, faisait taire pour
l’année à venir cette voix qui les incitait à se
morfondre.

« Maman ! Grand-mère ! »
Une fillette arriva en courant, se jetant dans les bras
d’Édith. Un homme la suivait, un sourire ému aux
lèvres.
La petite famille resta ainsi pendant quelques minutes avant de
s’en aller, silencieusement, main dans la main, vers le
centre-ville où ils allaient pique-niquer.
Encore une fois, je
ne mets pas l'article au complet, ce n'est qu'un petit morceau,
mais...
Un joli petit morceau, non ? 
Et voilà !!! Plus qu'un dernier petit article pour
éclairer ou
pas sur ce qui c'est passé dans cette
maison 
Lina : Je
t'ai répondu sur ton blog, mais je suis scandalisée ! Moi, tuer des
personnages ! Pfffft ! Pas mon genre ^^ J'ignore pourquoi je suis
incapable de ne pas en tuer... Ça doit être mon côté sadique qui
ressort 
Mel : Ouep,
c'est une sorte de dystrophie musculaire (j'avoue avoir arrangé le
tout comme je le voulais et ne pas avoir respecté parfaitement la
maladie ^^')
==> Nah du tout ! J'suis pas une sadique,
moi ! *se cache derrière son doigt*
Creinblan : D'oh, va
falloir que je fasse survivre des gens pour vous surprendre ! Et
puis oui, il me reste... l'équivalent de 2 pages Word, je
crois.
Je ne sais pas ce que vous allez penser de la fin parce que...
ah non ! Pas de spoiler 
Silfy : Comment ça
«enfin» !
Tu leur souhaitais de mourir !
Quelle méchanceté ! Et tu en es fière
!! Silfy est le mal !! Répandez la nouvelle ! D'accord, je me tais
^^
Tout le monde veut que je tues mes
petits personnages !!
Bande de sadiques
!!



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