20 juillet 2009. Trame sonore : Abandonned – Kamelot
Il était une fois, dans un parc d’amusement, trois petits zombies qui avaient envie de se mêler aux humains. En route vers l’endroit, le plus petit des trois eu faim et, voyant un bébé sans surveillance, le vola et le mit dans son sac. Ce serait leur dîner. Arrivés à l’entrée, ils virent des policiers qui fouillaient les sacs et commencèrent à trembler. Si jamais quelqu’un découvrait le bébé mort, leurs chances de se mêler à la foule seraient nulles !
Heureusement, personne ne demanda à les fouiller et ils en conclurent que les humains étaient idiots et qu’il fallait se porter volontaire pour être fouiller, ce qui était franchement ridicule.
Ils allèrent faire quelques manèges, puis il se it à pleuvoir. La place la plus près pour s’abriter étant un petit restaurant, ils décidèrent de commander à manger pour passer inaperçu, pour goûter ce que les autres semblaient apprécié. Malheureusement pour eux, ce n’était que moyennement bon et bien trop gros, le bébé était bien meilleur.
Mais arriva le moment où ils firent un manège à deux. Le plus jeune des zombies s’inventa alors un ami invisible du nom de Roger. Celui-ci avait très peur dans ces grandes montagnes russes en bois et les trois zombies essayaient de le consoler, en vain.
Lorsqu’ils arrivèrent au manège qui se fait aussi bien à l’endroit qu’à l’envers, ils réalisèrent la disparition de Roger. Inquièts, ils le cherchèrent partout, criant « Roger ? Roger ! ». Quel bonheur ils ressentirent lorsqu’ils le virent batifoler dans les fleurs, juste devant eux, de l’autre côté de la clôture. Les humains à leur côtés semblaient les observer d’une drôle de façon et cela inquiéta les trois zombies qui s’écrièrent aussitôt : « Roger, arrête ça et vient de ce côté-ci ! »
Comme pour rire d’eux, Roger tomba et son créateur lui tendit la main. Or, comble du malheur, un homme passa au même moment dans les fleurs, écrasant le pauvre homme invisible qui n’avait fait de mal à personne. Comme les zombies riaient et ne semblaient pas compatir, il chercha réconfort auprès de la petite fille qui buvait du lait au chocolat sur la pancarte. Attendris, les zombies l’encouragèrent sans se soucier de ce que pouvait en penser ceux qui les entouraient. Du moins, jusqu’à ce que le plus petit zombie remarque qu’un petit garçon, buvant lui aussi du lait au chocolat, faisait du gringue à l’objet du désir de Roger. Désespéré, ce dernier monta tout en haut du manège par l’escalier de secours et menaça de se suicider. Le plus grand des zombies cria alors, un trémolo dans la voix : « Non, Roger ! Ne fais pas ça, on t’aime, tu sais ! » Ceux autour d’eux regardaient un peu partout, faisant des signes entre eux que les zombies ne comprenaient pas. Voyant qu’au moins un zombie tenait à lui, Roger insista pour être assis aux côtés de celui-ci dans le prochain manège, ce qui arriva. Par la suite, l’énergie des zombies se dissipa lentement, le bébé était presque tout dévoré. Ils firent un manège à bosse qui leur enleva toute force et, d’un air blasé, ils allèrent dans le métro. Le plus grand s’y endormit, le plus jeune était dans la lune et le plus vieux cherchait une façon de réveiller le plus grand. D’un pas identique, les épaules voûtées, la tête lourde, la bouche grande ouverte en un baîllement synchronisé, ils dépassaient les humains, côte-à-côte, oubliant Roger derrière eux. Lui qui les avait pris pour des dieux de l’avoir créer, il changea d’idée et s’en fut chercher un petit enfant à divertir, les enfants humains étaient moins étranges que ces trois zombies de la campagne !
Les trois zombies sont en fait mes deux amis et moi (parce que nous étions fatigués) et l'histoire du bébé mort... c'est que mon sac était lourd et qu'un de mes amis a dit : "Ton sac est tellement lourd que le bébé mort va tomber par le trou en dessous". Ce à quoi j'ai répondu, toute insultée : "Y a pas de trous dans mon sac !" Ils en ont donc conclu que j'avais vraiment un bébé mort -_-'
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