Le sourire de Stella se fanait comme elle entendait les
cris de sa mère et de son frère. Ils ne se disputaient
jamais avant. Ou, du moins, ils ne criaient pas comme ça.
Un bruit étrange provenant d’en haut fit sursauter la
petite fille. L’assiette qu’elle tenait entre ses mains
rougies par l’eau chaude glissa et percuta le fond de
l’évier. Elle tourna son visage vers l’escalier, décidée à
trouver la source du bruit.
« En plein jour, les fantômes dorment. Les histoires
d’horreur, c’est toujours la nuit. Et maman et Guillaume
sont là, j’ai pas à avoir peur. »
Elle fit un pas, puis un autre. Essuyant ses mains
mouillées sur son pantalon, elle avançait lentement. Les
yeux grands ouverts, fouillant la pièce avec angoisse,
elle continuait d’avancer.
La première marche craqua et elle hésita à déposer son
autre pied.
« C’est peut-être pas une bonne idée. »
Que faire, que faire ?
En sourdine, de l’autre côté du mur, elle entendit :
« … même plus capable de peindre ! … s’améliorera pas,
maman ! »
Son frère allait si mal que ça ? Passant son bras sur
sa joue soudainement humide, Stella monta en vitesse
le premier escalier, la tête baissée et le nez menaçant
coulant légèrement.
C’est pas comme si elle ne savait pas que son frère était
malade, mais il ne se plaignait jamais, il semblait
toujours joyeux lorsqu’il était avec elle. Il lui mentait ?
Elle allait cessé de faire son bébé et elle le laisserait
en paix avec ses histoires de bruits et de yeux. Oui, elle
allait trouver la source de son malaise et elle
n’agacerait plus Guillaume.
« … et je mourrai bientôt ! entendit-elle hurler.
Laisse-moi, je suis fatigué ! »
Elle n’entendit pas la réponse de sa mère, elle était
figée sur place. Savoir qu’il allait mal, ça allait.
Savoir qu’il allait mourir bientôt, c’était une autre
histoire.
« Oh… Gui… », se lamenta-t-elle.
Reniflant, elle continua sa montée.
Rendue presque tout en haut, sa mère cria :
« Stella, chérie ? Viens ici, s’il-te-plaît !
- J’arrive, maman ! »
Sans jeter un coup d’œil au grenier, elle descedit,
inquiète. Que lui voulait sa mère ? Elle était n’avait
pas vraiment envie de le savoir.
« Quoi ? lui demanda-t-elle avant d’atteindre le palier.
- Je veux que l’on discute des chevaux. Tu viens ?
- Qu’est-ce qu’ils ont les chevaux ?
- Viens, on va en discuter tranquillement », répéta Édith.
Comme sa fille s’en venait, elle se mit à grelotter.
« Allons, ce sont les nerfs » tentait-elle de se
convaincre. Son souffle formait un petit nuage devant
ses lèvres, pourtant il ne faisait pas si froid.
Qu’avait-elle à trembler ainsi ?
Le bout de ses doigts était mauve, elle avait la chair
de poule. Un point dans sa nuqye la chatouillait et,
pour une raison que refusait de lui donner son cerveau,
elle avait la certitude qu’il ne fallait pas qu’elle
bouge. « Ne te tourne pas, ne te retourne surtout pas ! »
lui sifflait une voix dans sa tête.
Les pas dans l’escalier se mêlaient aux battements de son
cœur. Elle avait envie de hurler « Ne descend pas Stella,
il y a quelque chose derrière moi ! », mais tout ce qui
sortait de ses lèvres était ce souffle, rauque, froid,
précipité.
« Ça va, maman ? »
Stella la fixait, inquiète.
« Ça va ?
- Oui, finit-elle par réussir à articuler. Oui, ça va.
On va, on va aller s’asseoir ? »
Sa voix n’était qu’un murmure faible et elle se racla
la gorge. Il ne fallait pas qu’elle effraie ses enfants,
en plus !
Édith n’osait cependant pas bouger. Sa fille passa à ses
côtés, étonnée de son immobilité.
Oups... Stella s'est changée miraculeusement en descendant les
escaliers
.
Hummmmmm... Cet article n'est pas «terminé», mais je l'ai coupé
pour vous montrer que oui, oui, je travaille dessus
.
Je vais voir Ice Age ce soir ! Vive le petit
écureuil tellement laid qu'il en est mignon !
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