« Guillaume ? Il faut qu’on parle, tous les deux, dit Édith en entrant dans la
chambre de son fils.
- De quoi ? demanda-t-il innocemment.
- De toi. Tu, tu vas bien ?
- Sérieusement ? Non, pas du tout. Oh ! Arrête de faire comme si tu ne l’avais
pas remarqué ! se fâcha-t-il. Tu l’as bien vu, ne me dit pas le contraire ! Je ne
suis même plus capable de peindre ! Et tu as vu, j’avais de la difficulté à tenir
ma fourchette ! Ça ne s’améliorera pas, maman !
- On peut recommencer les traitements, tenta-t-elle d’une petite voix.
- Tu sais très bien que ça ne fera que tout retarder ! Les médecins l’ont dit :
mes muscles vont dépérir. Point.
- Mais, en faisant des exercices et en suivant le trai…
- On a déjà essayé ! s’énerva-t-il. Ça ne me guérira pas et tu le sais.
- On dit que l’espoir fait vivre !
- Et bien tu vivras vieille et je mourrai bientôt ! Laisse-moi, j’suis fatigué !
- D’accord, dors bien. »
Réprimant un soupir, elle sortit. La maladie** de Guillaume avait été lente
à démarrer, mais depuis quelques années, les choses empiraient à une
vitesse folle. On lui avait annoncé que l’espérance de vie de son fils était
faible, mais… Comment pouvait-elle se résigner à l’idée que Guillaume
allait mourir ?
** Cette maladie existe réellement, bien que je ne sois pas certaine du nom.
C’est une maladie qui touche tous les muscles du corps humains, lesquels se
détériorent par moment très rapidement et parfois très lentement. J’ai pris
quelques libertés avec (il n’y a pas de traitement autre que des exercices
physiques), mais bon. L’espérance de vie d’une personne atteinte est
d’environ 25 ans. Fin de la parenthèse.
Commentaires