
Elle avait hâte de refermer la porte derrière elle.
Cette impression qu'on la suivait persistait et s'intensifiait à
chaque mouvement.
Les larmes montèrent aux yeux de la blonde qui, dans un élan
d'horreur, ferma violemment la porte en s'appuyant dessus.
Elle se dépêcha de monter sur la toilette et d'enlever ses petits
pieds blancs et fragiles de sur ce plancher froid et dur.

C'est alors qu'elle allait se relever qu'un bruit attira son
regard.
Assise sur la cuvette, elle regardait avec désespoir la poignée
tourner.
Les larmes coulaient sur ses joues dénuées de couleur.
Elle vit une main d'une blancheur inquiétante dans
l'embrasure.
S'agrippant solidement, elle se crispa, les yeux fermés.

Incapable de supporter l'angoisse de l'inconnu, Stella ouvrit de
nouveau ses yeux terrifiés.
La main s'avançait lentement.
Les jambes bougeaient.
Le plancher agonisait.
La main se rapprochait.
Elle verrait bientôt le visage.
Elle se retenait pour ne pas crier.

Elle se leva rapidement, prenant conscience qu'elle était une
proie facile et se dirigea vers la minuscule douche afin d'y
trouver une arme.
«Stella ? Qu'est-ce que tu fais ?»
Soulagée par la voix qu'elle reconnut sur le champ, Stella se
laissa glisser sur le mur moisi et encrassé.

«Stella ? s'inquiétait Guillaume, la regardant avec un drôle
d'air.
- J-j'ai eu peur, bégaya-t-elle, laissant couler quelques larmes
salées.
- Peur de quoi ?
- J-je sais pas... J'ai entendu du b-bruit. J'ai fait un... un
cauchemar et je me suis réveillée. J-je me... je me sentais...
f-fixée, Gui !
- Allons, t'as fait un mauvais rêve et tu t'es fait peur toi-même.
Ça va aller, Stella, il n'y a personne à des kilomètres, ne
t'inquiète donc pas.»

Loin d'être rassurée, elle essuya ses joues et se releva.
Elle ne monterait pas dans sa chambre toute seule, pas question !
D'ailleurs, elle était certaine d'avoir été observée. Elle
n'était pas folle ni stupide et il en fallait beaucoup pour
l'effrayer.
...D'habitude...
«Je vais pouvoir dormir avec toi ? questionna-t-elle

- T'as eu si peur ?
- Gui ! C'est pas drôle ! s'insurgea-t-elle. Je te jure
que quelqu'un m'observait !
- C'est impossible, voyons !
- Mais je te le jure !
- Ce n'était qu'une impression, Stella. Arrête maintenant.
- Je ne veux pas retourner là haut toute seule ! S'il te
plaît ! le supplia-t-elle.
- Non, Stella ! Tu vas devoir dormir dans TA chambre !
Allez, viens ! On va en haut ensemble et tu vas te
coucher.»

Le ton de son frère n'impliquant aucune réponse, elle le
suivit.
Elle hésitait au pied du lit, inquiète à l'idée de s'en approcher.
Il lui faudrait des rideaux sur ses grandes fenêtres. Et une lampe
de chevet.
Voyant l'impatience de Guillaume, elle se jeta sur le lit.
Toutefois, ce faisant, son oreiller tomba sous son lit.
«Gui ! s'il te plaît ! Veux-tu le ramasser ?
- Non mais, Stella ! Grandis un peu ! Les monstres sous
les lits, ça existe PAS !»

Grognant, il s'en alla, obligeant Stella à s'accroupir aux côtés
de son lit.
Elle ramassa rapidement le polochon et se jeta de nouveau sur son
lit, sans regarder dessous.
La porte claqua; son frère était en colère, mais surtout, il
souffrait plus que d'habitude ce soir.
Elle ne se glissa pas immédiatement sous les couvertures. Elle
était bien trop énervée.

Elle regarda cette grande fenêtre d'où la vue sur la forêt était
à couper le souffle. Mais, la nuit, elle lui coupait le souffle
pour d'autres raisons.
Se balançant d'avant en arrière, Stella chantait une comptine que
son père lui avait apprise et qui la faisait rire à chaque
fois.

Elle essayait de se calmer, rien n'y faisait. Le vent claquait
sur les carreaux, les ombres bougeaient toujours autant et elle se
sentait encore épiée. Et ces bruits de pas dans la maison !
S'abritant sous les couvertures en position foetale, elle sanglota
jusqu'à ce que les rêves l'assaillent. Son sommeil ne fut pas léger
et elle ne cessa pas de pleurer.

Et voilà, première image des sims 3 
L'histoire peut maintenant continuer ! 
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